Apports de l'activité et évaluations

L'escrime est une activité qui permet à l'enfant d'observer une certaine rigueur, du fait de la discipline qu'elle implique, aussi bien vis à vis des autres que de soi même. En effet, le fait d'avoir à manipuler une arme oblige à une attention de tous les instants, tant de la part de l'enfant que de celle des adultes présents.

Respect et maîtrise de soi

Avant d'apprendre techniquement, l'élève devra apprendre le respect des mesures de sécurité (habillage, manipulation de l'arme, comportement), le danger maîtrisé impliquant le respect de l'autre (grâce entre autres choses au salut avant et après le match, et au fait de serrer la main de l'adversaire après le match), qu'il soit tireur, arbitre ou enseignant.

La maîtrise de soi, aussi bien technique que comportementale (dans la défaite, par exemple) fait partie des apprentissages également. Enfin, l'apprentissage des règles du jeu est un atout majeur pour exprimer que «l'on ne peut pas faire n'importe quoi », et complète l'éventail des moyens qui encadrent cette activité.

Un sport technique et tactique

Au niveau des apports physiques et à travers l'apprentissage technique, l'escrime permet d'acquérir des qualités telles que la coordination, la vitesse d'exécution, et par la suite, la vitesse de décision (dans le traitement d'une information reçue et la réponse qui y est apportée en fonction des connaissances acquises).

Les moyens physiques de l'enfant ne sont pas un facteur essentiel de réussite, puisqu'ils peuvent être compensés par la tactique, emploi d'une technique apprise en fonction d'un adversaire donné, et utilisation des règles du jeu de façon optimale. Le développement d'une intelligence de jeu permet au  physiquement «plus faible » de s'opposer avec efficacité à la force brutale.

Une activité pluridisciplinaire

Cette activité physique s'inscrit dans bon nombre de projets pédagogiques aussi divers que la lutte contre le racisme  et les inégalités (grâce à l'obligation du «respect de l'autre » et au constat fait plus haut que «les règles du jeu et l'apprentissage technique permettent au faible de vaincre le fort »), la francophonie (grâce à l'obligation de parler le français lors des compétitions internationales d'escrime), l'Europe (grâce à l'Histoire de l'escrime à travers les différents pays européens, des armes de Tolède aux spadassins italiens en passant par tous les duels qui émaillent l'histoire de chaque pays, voire la découverte d'une activité pluridisciplinaire, alliant l'effort physique à l'effort intellectuel et permettant l'association avec des matières scolaires aussi diverses que les mathématiques (tableaux à double entrée du recueil des résultats), le français (vocabulaire spécifique), l'histoire et la géographie, ainsi que les sciences à travers la fabrication d'un alliage ou la forge d'une lame.

Les blasons

Chaque cycle donne lieu à une évaluation, aussi bien théorique que pratique, et dont les coefficients avantagent la théorie. Car si tout le monde n'est pas égal devant les capacités physiques, tout le monde peut l'être face à l'apprentissage spécifique, d'autant que la fédération française d'escrime a édité un petit fascicule très complet regroupant les contenus des 3 blasons (jaune-rouge-bleu), tenu à la disposition de chacun, et qui permet à l'élève, à l'instituteur et aux parents :

  • de suivre l'évolution du cours,
  • d'avoir les références techniques et le vocabulaire adéquats,
  • de préparer le moment venu l'évaluation théorique écrite.
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